Points permis : le super bonus pour les pros de la route

Publié par le 2 avril 2008

Eve-Auto dresse le mode d’emploi du super bonus sur le permis à points : tout ce que vous devez savoir sur les bonnes et les mauvaises manœuvres au volant, pour devenir une conductrice modèle !

Un dépassement de 50km/h ou plus de la vitesse maximale autorisée entraîne le retrait de permis… En ville, c’est normal ; sur nos belles autoroutes de France bien entretenues, c’est plus rude, surtout quand il n’y a personne d’autre que vous… Un non-respect des règles de priorité (intersections, piétons…), et c’est quatre points qui s’envolent. Un non respect des distances de sécurité entre véhicules ou un franchissement d’une ligne continue, c’est trois points en moins. Quant à l’utilisation d’un téléphone tenu en main, c’est deux points retirés.

Un bonus de 4 points aux automobilistes qui ont absolument besoin de leur permis pour travailler

Dans ce paysage de la sécurité assez sévère, un petit rayon de lumière flotte, tel un cadeau empoisonné: le ministère de l’intérieur réfléchit sérieusement à la possibilité d’offrir un bonus de points supplémentaires afin d’encourager les gros rouleurs faisant preuve d’une conduite exemplaire. Le capital points ne serait plus plafonné à douze maigres points. Ce système corporatiste existe déjà en Espagne où le trafic de points est légion. En clair, il s’agit d’attribuer un bonus de 4 points aux automobilistes qui ont absolument besoin de leur permis pour travailler. Attention, il n’est pas question de revenir au permis blanc, et les intéressés devront montrer patte blanche.

Plusieurs conditions sont à remplir pour décrocher ces 4 points supplémentaires : prouver, documents à l’appui, que vous avez besoin du papier rose pour travailler ; appartenir à l’entreprise depuis au moins 6 mois (pour éviter les petits arrangements) ; être âgé de moins de 65 ans (les retraités ne peuvent donc y avoir droit) ; disposer d’encore au moins 4 points sur le permis ; et bien sûr être irréprochable au volant et n’avoir jamais été contrôlé en état d’ivresse ou en grand excès de vitesse par exemple.

Une étude minutieuse des dossiers…
Dans le projet de François-Xavier Villain, député-maire (sans étiquette) de Cambrai, ce bonus serait attribué après étude minutieuse de chaque dossier par une commission spéciale de sécurité routière. En dernier ressort, c’est le préfet qui trancherait en faveur ou non de l’automobiliste. En contrepartie, M. Villain souhaite plus de sévérité à l’encontre de ces professionnels qui commettent des infractions. Et même que ces conducteurs, en permanence sur les routes, devront être titulaires d’un brevet de premiers secours, ce qui leur permettraient d’intervenir plus vite, s’ils sont témoins d’accidents…
Une discrimination qui ne devrait pas faire baisser pour autant le nombre d’automobilistes contraints de rouler sans permis ou avec un permis invalidé. N’est-ce-pas…?