Crise automobile : le point sur la situation de quelques constructeurs

Publié par Audrey Favin le 26 février 2009

baisse-bourseLe secteur automobile s’englue dans la crise ; les ventes baissent, les productions ralentissent et les constructeurs appellent au secours. Comment réagissent les gouvernements face aux difficultés économiques de leurs entreprises autos ? Eve-Auto fait le point sur les plans et les solutions pour enrayer les effets de la crise en Europe et ailleurs.

Eve-Auto a déjà évoqué les déboires des constructeurs américains du Big Three (General Motors, Ford et Chrysler), maintenus à flots par la seule grâce des pouvoirs publics. Si la situation paraît moins critique pour les autres elle n’en requiert pas moins des mesures ; en France, en Suède ou en Allemagne les initiatives pour enrayer les effets de la crise se multiplient.

A cause des difficultés rencontrées par General Motors, le suédois Saab et l’allemand Opel tous deux propriétés du groupe américain sont abandonnés à leur triste sort. A charge pour leur gouvernements respectifs de les aider à traverser la crise ; Opel s’est engagé à ne fermer aucune usine en Allemagne (condition impérative pour obtenir un crédit) et envisage même de reprendre son indépendance vis-à-àvis de General Motors.  Près de 26 000 emplois sont en jeu pour la marque allemande, sous pavillon GM depuis 1929. Les choses s’annoncent plus compliquées pour Saab qui ne bénéficie pas de la même bienveillance en Suède où le gouvernement refuse d’aider financièrement le constructeur en faillite. Lâché par General Motors, Saab cherche un repreneur capable de lui rendre son lustre d’antan.

En France Renault, Peugeot et Citröen ont reçu des garanties de la part du gouvernement en réponse à l’effondrement des ventes depuis le début de l’année 2009 : ils devraient se partager environ 6 milliards d’euros à condition qu’ils ne délocalisent pas les centres de production et conservent tous leurs salariés dans les années à venir. Les constructeurs français ont donc annoncé qu’il n’y aurait pas de plan social cette année.

Chaque pays a réagi individuellement, en fonction de la situation de ses constructeurs. Un manque d’unité agacant pour l’Union Européenne : les conditions des plans anti-crise mis en place par différents états-membres de l’UE soulèvent les critiques de la Commission Européenne qui milite pour la mise en place d’une stratégie commune à tous. Elle craint notamment que les mesures prises par la France n’entravent la libre concurrence dans le secteur automobile. Une réunion aura lieu dimanche à Bruxelles pour faire le point sur la situation de l’industrie automobile en Europe.