Les PV de stationnement : répression en hausse…
Publié par le 25 avril 2008
Pas difficile de mettre l’automobiliste en infraction : en développant la pénurie des places de stationnement, Paris s’enrichit et n’hésite pas à mettre nos voitures à la fourrière.
La voiture revient aujourd’hui facilement aussi chère en PV de stationnement qu’en essence.
Dans Paris, par exemple, la politique anti-voiture porte ses fruits : la municipalité a en effet décidé la disparition totale des places de stationnement gratuit.
Pour ceux qui habitent Paris, le stationnement résidentiel à 0.5 euros par jour est raisonnable. En revanche, pour les banlieusards ou autres visiteurs, c’est la banqueroute assurée.
Car avec ce système de pénurie de places savamment pensé et organisé, il faut non seulement tourner en bourrique pour trouver une place mais aussi débourser 3 euros de l’heure… Il y encore quelques mois, de nombreux automobilistes préféraient prendre le risque de recevoir un PV : à 11 euros – et pas à tous les coups quand on est un peu veinard – c’était moins cher qu’une demi-journée de stationnement payant !!
Mais aujourd’hui, les amendes aussi ont augmenté : C’est 35 euros…
Sur un stationnement dangereux (passage piéton, angle de rue…), c’est 135 euros le tarif.
Et quand la fourrière s’en mêle, c’est 135 euros de plus, autrement dit 270 euros, soit 1/5ème d’un salaire moyen…
Dans ces conditions, difficile de garder le moral : chaque excursion parisienne frigorifie d’avance ! Surtout lorsque l’on apprend par Pierre Mutz, préfet de police, que ce sont quelque 2 397 247 PV qui ont été dressés en 2007 à Paris s’agissant des infractions aux règles de stationnement gênant. Un chiffre en hausse de 1.6% par rapport à 2006.
Quant aux enlèvements de véhicules réalisés, il y en a eu 282 782, soit une hausse de 13.32% par rapport à 2006…
Et le mouvement n’est pas près de s’arrêter puisque la mairie de Paris n’a de cesse de réclamer une augmentation du prix des PV et une intensification de la répression en matière de stationnement.
A qui profite ce déchaînement répressif ? Sachez qu’une partie des sommes prélevées revient aux communes.
Quant aux élus parisiens, plus souvent assis sur le siège arrière d’une grosse berline que dans une rame de métro, prendre des prunes les amusent presque puisqu’ils les font passer en notes de frais !
Posté dans PV.
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