Permis à points : l’assouplissement en question

Publié par Eloïse Bruzat le 23 juillet 2009

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Tandis que les associations d’automobilistes poussent pour réformer le permis à points, les élus freinent des quatre fers. Le dernier à s’élever contre l’assouplissement des règles est le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

« Toujours plus de sévérité sur les routes ». Pour le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, la solution pour réduire le nombre de morts sur les routes est simple : il faut sanctionner les conducteurs imprudents. Cette réaction fait suite à l’adoption, hier, en commission à l’Assemblée, d’un amendement protégeant les conducteurs qui commettent leur premier excès de vitesse. Le texte prévoit qu’aucun point ne soit retiré dans le cas où l’excès de vitesse est de moins de 5 km/h et qu’il constitue la première faute du conducteur. Dans ce cas précis, seule une amende est mise au contrevenant. « Il y a déjà une tolérance de 5 kilomètres. Quand on vous contrôle à 135 kilomètres on vous ramène à 130. A partir du moment où il n’y a plus de perte de points mais simplement une amende financière, tout le monde s’amuserait à dépasser la vitesse« , a estimé le secrétaire d’Etat.

Du côté des associations d’automobilistes, la demande d’assouplissement des règles s’est fait très pressante ces dernières semaines. Sur le sujet des « petits » excès de vitesse, elles souhaitent surtout que le retrait de points soit suspendu, quelle que soit la fréquence de l’infraction. Des exigences difficiles à introduire dans l’esprit des autorités, qui ont surtout eu tendance, ces derniers temps,  à privilégier la répression comme pédagogie.

L’amendement doit encore être validé par la commission des Lois et sera ensuite examiné par l’Assemblée.

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