budgetLes mesures adoptées pour favoriser une automobile plus propre sur les routes françaises creusent le budget de l’État, totalement dépassé par leur popularité. 700 millions d’euros contre 220 prévus, les prévisions n’étaient pas tout à fait à la hauteur du dispositif…

Les écologistes se félicitent de l’engouement des automobilistes français pour le bonus/malus et la prime à la casse, les économistes s’alarment du coût astronomique de ces mesures. Entrée en vigueur en décembre 2008, la prime à la casse a concerné environ un quart des voitures mises sur le marché et a permis de rajeunir le parc automobile français pour une somme estimée de 300 millions d’euros. Le système du bonus/malus a coûté près de 400 millions à l’Etat, qui préfère saluer son rôle positif sur la baisse limitée des ventes de véhicules neufs depuis le début de la crise.

L’ensemble du dispositif aurait également permis de préserver des emplois dans le secteur automobile. Reste que l’addition est salée pour le gouvernement et pèsera de tout son poids sur le budget 2009. Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, s’est montré optimiste sur le montant du déficit pour 2010 : l’abaissement des seuils du bonus de quelque 5 grammes/ CO2 devrait limiter le nombre de modèles éligibles à la prime. Il mise également sur la stabilisation du cours des carburants pour freiner de façon significative le déficit 2010. La course à la voiture propre a un prix !

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