Philippe Crocq

Philippe Crocq, journaliste et écrivain, nous a livré ses anecdotes et ses sentiments sur les voitures. A l’entendre parler, on ne peut que sourire et voir le monde de l’auto autrement…

Vous roulez dans quelle voiture aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je n’ai plus de voiture. A l’époque, je mettais le bras à la portière et je draguais. Maintenant, j’ai beau mettre les deux, les femmes ne réagissent plus : c’est ce qu’on a dans la cervelle qui compte ! De toute façon, à 71 ans, j’en ai assez que ce soit un volant entre mes mains qui gouverne ma vie. Je préfère marcher, prendre le métro et croiser des gens sympas.

Votre première voiture ?

Ma première voiture était un scooter. J’ai mis ma première chérie dessus et on est partis depuis Paris jusqu’à Gibraltar. Elle s’accrochait derrière moi comme un crapaud ! Le problème, c’est qu’elle ressemblait à un oiseau brûlé au Népal quand on arrivait à l’hôtel. Du coup, j’ai opté pour une 2 CV dès que j’ai eu mon permis de conduire à 18 ans. Les changements de vitesse étaient une vraie gymnastique avec cette sorte de pompe qu’on monte et qu’on descend. Tout n’allait pas si mal… Jusqu’au jour où j’ai coiffé un passant avec ma capote et qu’il s’est enroulé dedans. Finalement, je me rends compte que j’ai toujours été branché décapotables. D’ailleurs, si je mettais mal la toile de ma 2 CV, c’en était une !

Les années passant, je suis devenu plus orgueilleux et j’ai eu toutes les décapotables possibles. Notamment la Porsche mythique 1600, tirée d’un film de Gangster. J’adorais le bruit de ses portières : ça faisait « Cling » ! J’avais l’impression que Marylin Monroe venait de descendre de ma voiture. J’en pleure rien que d’y penser ! Peu après, j’ai acheté la Volkswagen décapotable qu’on a repris aujourd’hui d’une vilaine façon. Et puis, j’ai eu beaucoup d’autres voitures dont je ne me rappelle guère. Que des voitures un peu bizarres qu’on vendait peu. Aujourd’hui, je prends la Clio de ma femme. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai épousé !

Votre avis sur les femmes au volant ?

Ce que je pense des femmes au volant ? Qu’elles ne sont ni meilleures ni pires que nous. Niveau séduction, quand elles conduisent on ne voit que leur tête. Tant mieux pour celles qui ont un joli visage et dont le reste se dégrade en-dessous ! Il suffit qu’elles restent dans leur voiture. Et c’est comme ça qu’on épouse une femme au volant sans savoir qui elle est vraiment ! De toutes façon, après elles démarrent et on ne les revoit plus…

Philippe Crocq



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